Mathilde Larrère
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Elle est spécialiste des mouvements révolutionnaires et du maintien de l’ordre en France au XIXe siècle.
Engagée politiquement et proche de la gauche radicale, elle refuse la notion de neutralité historique et met en avant une vision politisée de l'Histoirecite-ref-brouze2016-1-0[1].
Contents
• Carrière
• Ouvrages
• Annexes
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Biographie
Origines et formation
Née à Paris le 19 octobre 1970cite-ref-0-2-0[2], Mathilde Larrère est la fille de (Gérard) Raphaël Larrère, ingénieur agronome, et de Catherine Larrère, née Delafosse, philosophecite-ref-bastide2017-17-abbr-class-abbr-title-minute-min-abbr-42-abbr-class-abbr-title-seconde-s-abbr-3-0[3]cite-ref-4[4]. Sa sœur cadette, Marion Larrère, enseigne les mathématiques[réf. nécessaire].
Mathilde Larrère est ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (promotion L1991)cite-ref-5[5] et major de l'agrégation d'histoire (1994)cite-ref-6[6]. Elle est également docteure en histoire (2000) avec une thèse soutenue sous la direction d'Alain Corbin et intitulée « La garde nationale de Paris sous la monarchie de Juillet, le pouvoir au bout du fusil ? »cite-ref-7[7].
Carrière
De 2002 à 2007, Mathilde Larrère est maîtresse de conférences à l'université Paris-XIII et depuis 2007 à l’université Paris-Est Marne-la-Valléecite-ref-8[8]cite-ref-9[9]. Elle est également vacataire à l'Institut d'études politiques de Pariscite-ref-lefebvre2017-10-0[10].
Ses recherches portent sur l’histoire de la citoyenneté, l’histoire des rapports des citoyens à l’État, l’histoire du maintien de l’ordre, et plus particulièrement sur l’histoire de la révolution de 1830cite-ref-bastide2017-11-0[11]. Travaillant sur la garde nationale de Paris, milice citoyenne chargée de l’ordre public local, et se retrouvant de part et d’autre des barricades selon les événements, elle est amenée à réfléchir sur l’ordre public, sur les politiques de son maintien, dans un contexte politiquement troublé et socialement agité, travail qui la conduit à réfléchir également sur le « désordre » public. Utilisée par le pouvoir comme par l’opposition, la garde nationale lui apparaît comme un bon observatoire d’une citoyenneté vécue par les hommes. Elle approfondit ces pistes en travaillant plus généralement sur les usages politiques de l’espace parisien au XIXe siècle. En 2017 et 2018, elle est chroniqueuse sur les sites d'Arrêt sur images et Mediapartcite-ref-12[12] avec Laurence De Cock pour une chronique intitulée « Les détricoteuses »cite-ref-bastide2017-11-1[11]. Elle enseigne désormais à l'université Gustave-Eiffel, notamment en histoire contemporaine.
Elle est membre du Comité d'histoire de la ville de Pariscite-ref-13[13].
Elle revendique une approche politisée de l'Histoire en indiquant : « On ne raconte pas des choses fausses parce qu’il y a une approche politisée, à partir du moment où on est solide scientifiquement et qu’on ne trahit pas les sources. Moi j’affiche la couleurcite-ref-brouze2016-1-1[1]. »
Elle rejette également le concept de neutralité de l'Histoire : « Dire que l'histoire est neutre, c’est une grande arnaque pour faire passer une histoire de droitecite-ref-14[14]. » Elle a appartenu au Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoirecite-ref-15[15].
Inscrite sur le réseau social Twitter en 2013, elle y publie des éphémérides historiques sous forme de « mini-cours »cite-ref-bastide2017-11-2[11]cite-ref-brouze2016-1-2[1] et gagne en notoriété en critiquant certaines prises de positions de Manuel Vallscite-ref-16[16], Nicolas Sarkozycite-ref-17[17], François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron concernant divers éléments de l'histoire de France tels que la colonisation ou l'ordonnance de Villers-Cotterêtscite-ref-lefebvre2017-10-1[10].
Engagement politique et syndical
Mathilde Larrère adhère au Parti de gauche (PG) en 2012. Lors des élections municipales de 2014 à Paris, elle est candidate sur la liste PG du 12e arrondissement. Elle quitte le PG en janvier 2016, après des « désaccords politiques »cite-ref-brouze2016-1-3[1].
Elle cofonde un collectif qui veut renouveler la gauche, Le Temps des Lilas, et participe au mouvement Nuit deboutcite-ref-brouze2016-1-4[1].
Elle milite au SNESUP-FSUcite-ref-18[18].
Elle fait partie des premiers signataires appelant à la manifestation contre l'islamophobie du 10 novembre 2019cite-ref-19[19].
Lors de l'élection présidentielle de 2022, elle apporte son soutien à Jean-Luc Mélenchoncite-ref-20[20], puis indique qu'elle votera contre Le Pen au second tourcite-ref-0-2-1[2]. En mai 2022, elle rejoint le parlement de la Nupescite-ref-21[21].
Publications
Thèse de doctorat
2000larrereMathilde Larrère (doctorant) et Alain Corbin (dir.), La garde nationale de Paris sous la Monarchie de juillet : le pouvoir au bout du fusil ?, vol. 3 (thèse de doctorat en histoire), Paris, 2000, 723 p. (SUDOC 059975245)
Ouvrage tiré de cette thèse aux PUF :
L'urne et le fusil. La garde nationale de 1830 à 1848
.
Ouvrages
Axel Dröber, «
Mathilde Larrère,
L’Urne et le Fusil
»,
Revue d'histoire du
XIX
siècle
,
n
52,
2016
,
p.
206-207
(
lire en ligne
)
Aurélien Lignereux, «
Mathilde Larrère,
L’Urne et le Fusil
», sur
hypotheses.org
,
7 septembre 2016
• mathilde-larr-reMathilde Larrère, [photographique], cnrs, no 8130 « Lieux et symboles de la République », Septembre 2019 (ISBN 978-2271126184)
• 2019Il était une fois les révolutions, Paris, Détour, 2019, 224 p. (ISBN 979-10-97079-46-8)
• 2020Rage against the machisme, Paris, Détour, 2020, 224 p. (ISBN 979-10-97079-63-5)
• Guns and Roses, Paris, Détour, 2022, 240 p. (ISBN 978-2-493229-04-5)
• On s'est battus pour les gagner, Détour, 2024, 240p. (ISBN 2385320568)
Ouvrages collectifs
• larr-rechartreuxchiriolemire2013mathilde-larr-ref-lix-chartreuxmaud-chiriovincent-lemire2013Mathilde Larrère, Félix Chartreux, Maud Chirio, Vincent Lemire et Eugénia Palieraki, Révolutions : quand les peuples font l'histoire, Paris, Belin, coll. « Beaux-livres Histoire », 2013, 242 p. (ISBN 978-2-7011-6275-1, présentation en ligne)cite-ref-22[22]
• larr-relorriaux2017mathilde-larr-reaude-lorriaux2017Mathilde Larrère et Aude Lorriaux, Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances, Paris, Détour, 2017, 223 p. (ISBN 979-10-97079-28-4)
• de-cocklarr-re2019laurence-de-cockmathilde-larr-re2019Laurence de Cock et Mathilde Larrère, L’Histoire comme émancipation, Agone, 14 mars 2019, 119 p. (ISBN 9782748903959)
• gavaten-cartonlarr-re2019arthur-gavattoto-en-cartonmathilde-larr-re2019Arthur Gavat, Toto en carton et Mathilde Larrère (Préface), La geste du roy Manu Ier de Fronce, Lapin, 23 août 2019, 208 p. (ISBN 978-2377540433)
• de-cocklarr-re2020laurence-de-cockmathilde-larr-re2020Laurence De Cock et Mathilde Larrère, Manifs et stations: Le métro des militant·e·s, Les éditions de l'atelier, 11 juin 2020, 202 p. (ISBN 978-2708246195)
• guinotle-forestierlarr-re2021jacqueline-guinotmarie-eve-le-forestiermathilde-larr-re2021Jacqueline Guinot, Marie-Eve Le Forestier et Mathilde Larrère (Préface), Eugénie Niboyet, la voix des femmes : Femme de lettres, journaliste et féministe. 1796-1883, Coédition Hémisphères/Maisonneuve & Larose, 7 octobre 2021, 275 p. (ISBN 978-2377011032)
• bessonducretlancereaularr-re2022florian-bessonpauline-ducretguillaume-lancereaumathilde-larr-re2022Florian Besson, Pauline Ducret, Guillaume Lancereau et Mathilde Larrère, Le Puy du Faux - Enquête sur un parc qui déforme l'histoire, Les Arènes, 24 mars 2022, 192 p. (ISBN 979-1037505903)
Références
cite-note-brouze2016-11. Brouze 2016.
cite-note-0-22. mary2022cl-mence-mary2022[portrait] Clémence Mary, « Mathilde Larrère, histoire commune », Libération, 18 avril 2022 (lire en ligne, consulté le 23 avril 2022).
cite-note-bastide2017-17-abbr-class-abbr-title-minute-min-abbr-42-abbr-class-abbr-title-seconde-s-abbr-33. ↑ Bastide 2017, à 17 min 42 s.
cite-note-44. ↑ « Écologie et morale : « En traitant la nature comme hors de nous, on se nie nous-mêmes » » sur le site Arrêt sur images.
cite-note-55. ↑ « Recherche » « Larrère Mathilde », sur lyon-normalesup.org/Annuaire.
cite-note-77. ↑ corbin2000alain-corbin2000Sous la dir. d'Alain Corbin, La Garde nationale de Paris sous la monarchie de Juillet : le pouvoir au bout du fusil ? (thèse de doctorat en histoire), Paris, université Paris-I, 2000, 723 p. (SUDOC 059975245).
cite-note-88. ↑ compar-e-des-pouvoirs2016analyse-compar-e-des-pouvoirs2016Analyse Comparée des Pouvoirs, « Mathilde Larrère », sur acp.u-pem.fr, 21 septembre 2016 (consulté le 12 juillet 2017).
cite-note-99. ↑ 2014« Engagement 4/4 », sur La Fabrique de l'histoire, 13 mars 2014.
cite-note-lefebvre2017-1010. Lefebvre 2017.
cite-note-bastide2017-1111. Bastide 2017.
cite-note-1313. ↑ « Les 49 membres du Comité d’histoire de la Ville de Paris, nommés pour la mandature », sur api-site.paris.fr.
cite-note-1414. ↑ pillaud-vivien2018pablo-pillaud-vivien2018Pablo Pillaud-Vivien, « Mathilde Larrère : “L’histoire neutre ? Une arnaque pour faire passer une histoire de droite.” », sur regards.fr/, 2 février 2018
cite-note-1515. ↑ « Adhérents du CVUH », sur CVUH.
cite-note-1616. ↑ kremp2016marion-kremp2016Marion Kremp, « Champs-sur-Marne. Prof d’histoire à l’université, elle corrige les politiques sur Twitter », sur leparisien.fr, 7 novembre 2016 (consulté le 22 octobre 2021).
cite-note-1717. ↑ waintraubnouzille2017judith-waintraubvincent-nouzille2017Judith Waintraub et Vincent Nouzille, « L'islamosphère », Le Figaro Magazine, 6 octobre 2017, p. 50-56.
cite-note-1818. ↑ 2018« Listes du SNESUP-FSU pour le Conseil national des universités », 10 juillet 2018 (consulté le 4 août 2020)
cite-note-1919. ↑ 2019« Islamophobie : plus de 50 personnalités de gauche appellent à manifester le 10 novembre », sur leparisien.fr, 1er novembre 2019 (consulté le 1er novembre 2021).
cite-note-2020. ↑ 800 universitaires appellent à voter Mélenchon, L'Obs, 2 avril 2022.
cite-note-2121. ↑ dejean2022mathieu-dejean2022Mathieu Dejean, « La Nupes resserre ses liens dans un « parlement » élargi » , sur Mediapart, 31 mai 2022 (consulté le 1er juin 2022)
cite-note-2222. ↑ lanuque2014jean-guillaume-lanuque2014Jean-Guillaume Lanuque, « Mathilde Larrère, Felix Chartreux, Maud Chirio, Vincent Lemire, Eugénia Palieraki, Révolutions. Quand les peuples font l’histoire », sur hypotheses.org, 1er mai 2014
Annexes
Bibliographie
• bastide2017lauren-bastide2017Lauren Bastide, « Mathilde Larrère, historienne, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté », sur France Inter, 1er juillet 2017
• brouze2016milie-brouze2016Émilie Brouze, « « Crétin » : Mathilde Larrère, historienne et snipeuse sur Twitter », L'Obs, 29 septembre 2016 (lire en ligne)
• kremp2016marion-kremp2016Marion Kremp, « Champs-sur-Marne. Prof d’histoire à l’université, elle corrige les politiques sur Twitter », Le Parisien, 7 novembre 2016 (lire en ligne)
• lefebvre2017claire-lefebvre2017Claire Lefebvre, « Mathilde Larrère, la prof qui fait buzzer l'histoire », Grazia, 4 novembre 2017 (lire en ligne)
• mary2022cl-mence-mary2022[portrait] Clémence Mary, « Mathilde Larrère, histoire commune », Libération, 18 avril 2022 (lire en ligne, consulté le 23 avril 2022)
Liens externes
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